Ton agenda du weekend : 7-9 décembre

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Ça y est, ça commence. C’est parti pour plusieurs semaines de fausse neige, de vrais chalets en toc, d’indigestion post-raclette, d’abdos fondus, de mimines gelées et de nez qui goutte.

Reste plus que ce week-end pour se préparer au pire.
7/12
Pour bien démarrer le douzième mois de l'année, le magazine madmoiZelle sort le grand jeu et t'invite à son gala de Noël à la Bellevilloise. Un verre de vin chaud dans une main, un micro dans l'autre : tout est réuni pour que tu te fasses remarquer bien comme il faut - on compte sur toi.

Tu pourras te mettre sur ton 31 bien avant l'heure, sortir ton plus beau chandail chamarré de fin d'année et remuer ton popopotin jusqu'à ce que déshydratation s'ensuive.
I love you Chéri but(t)… ce soir on sort. On va s'assouplir le cuir sur les fauteuils sombres de ce speakeasy détendu et pas snob pour un dessous de verre.

Dans le flacon ? L'une des quinze suggestions à l'ardoise changeante. En cas de grand froid, on se réchauffe le coeur à grands renforts de Cocovado (Cachaça, Shrub coco, citron jaune et Amargo Chuncho) ou de "Pineapple Espresso", drôle de mélange de tequila, porto (!), ananas, citron vert et bitter pamplemousse. Et ça ferme à 2h.
8/12
Plutôt que d’aller se mettre en rang d’oignons devant le Centre Pompidou, mieux vaut aller piquer une petite tête à la galerie Templon. Atul Dodiya n’est sans doute pas l’artiste dont on se vante d’être allé voir l’expo le lundi matin en buvant son café, et pourtant, ce pape du mélange entre art indien et occidental en a sous la pédale.

On se croirait face à un croisement adultère de Picasso, Morandi et Bollywood. Rien que ça.
C'est samedi, la vie est encore (mira)belle. Un granola miel et fruits valse avec un cousin du pudding à la banane, bien entouré par une légère crème vanille. Et dans la panière, c'est la brioche au gianduja qui l'emporte.

Place ensuite aux oeufs brouillés réconfortants au guanciale, arrosage au jus d'agrumes et boisson chaude avant de s'attaquer à la tarte à la rhubarbe meringuée qui nous fait de l'œil depuis le début. Allumeuse va.
Ambiance scandale danse de vandale, cette année les cadeaux s’achètent avec le casse-dalle.

Doit-on encore présenter Klin d’Oeil, le collectif de créateurs qui se tape tout Paris, que ce soit dans la Grande Halle de la Villette pour des salons géants ou même au Pitchfork Festival ? Si tu ne le connais pas encore, il est grand temps de remédier à ça : le concept-store investit le Carreau du Temple le temps d'un week-end dédié... aux cadeaux de Noël (seule préoccupation valable de ta fin d'année).
Le temps où l’on se roulait des pelles sur des tubes dégoulinants de sucre est révolu. Passé 15 ans, personne ne nous invitera plus jamais, raide comme un bâton, à se coller contre notre corps non moins empoté pour 1 minute 30 de pur bonheur adolescent.

Mais samedi soir, c’est le grand soir : à l’occasion d’un spectacle intégralement dédié à la psychologie du slow, on poussera ensuite les meubles pour enchaîner sur un bal régressif au son d’Hotel California, Still loving you, Reality et… Pour que tu m’aimes encore. Anciens boutonneux, le moment de la revanche a slowé.
09/12
Bien assis dans cette petite cantine carrelée et lumineuse à souhait de la rue Championnet, on se lèche la babine d'un Guillaume Panais sexy en diable (crème de panais et poires rôties, girolles et huile d’amande), avant de s'attendrir sur un nibard de veau laqué relevé de pickles d'oignons rouges.

On gardera le couscous porcin pour la prochaine fois. On a déjà bien trop ri.
Ah la petite comédie du dimanche de fin d'aprem, cette occasion unique de somnoler en bavotant sur son siège, de sentir son brunch tapisser sa panse meurtrie par les excès de la veille.

Une scène, deux intérieurs : le bien rangé où vivent Macha et sa sœur Nina ; le bordélique en ruines où vit la solitaire mademoiselle rose. Entre les trois, on jongle entre indifférence et animosité. Avant qu’une quatrième surgisse sans crier gare, un fusil à la main. Le crêpage de chignon peut commencer.

On n'aura pas chômé !
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