Ton agenda du weekend 18-21 mai

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Alors une fois n'est pas coutume, foin des plans prévus des plombes à l'avance ! Ce week-end, t'as 72h pour changer ton fusil d'épaule (on n'a pas dit passer l'arme à gauche), oser des trucs, sortir de ta petite zone de confort bien proprette.

Et puis, bon, si on doit jouer cartes sur table, on sait pas si t'es au courant, mais les jours fériés courent plus vraiment les rues de nos jours. Et si on te dit que celui-ci, c'est le dernier avant le 14 juillet, ça transforme un peu tes perspectives, voire ton regard sur la vie.

Allez, c'est parti !
Vendredi 18
Ce week-end sera placé sous le signe de la comfort food, du câlin, du doudou. Et ça commence chez Pontochoux, petit carré à curry du IIIème.

Dans cette mini échoppe de quatre tables, le maître des lieux s'appelle curry japonais. Toujours onctueux à pleurer, à savourer accompagné de porc pané et de riz complet. C’est du « donburi » tout craché - en franchement plus raffiné - par cher pour un sou, vite servi, bref, la parfaite cantine de quartier avant d'aller au lit.
Samedi 19
Rien de mieux pour se réveiller que de se fendre d'une petite foulée en plein air. Au bout de la rue Récamier, dans une impasse qu'on n'empruntera jamais (à moins d'être fils de haut fonctionnaire), se cache un mini square d'inspiration japonaise, coincé entre les immeubles de Sèvres-Babylone.

L'endroit parfait pour courir, flirter ou sautiller à l'abri des voyeurs, à peine troublés par le filet d'eau de la fontaine. Voyage en bucolie, rien de moins.
Difficile de faire plus authentique que ce resto kurde et sa tenture représentant des chevaux galopant sur un fond fluo, aussi bon qu'hyper bon marché. Le midi, mieux vaut s'armer de patience pour goûter aux galettes traditionnelles fourrées aux épinards ou à la pomme de terre, et s'armer d'un appétit de sumo avant de s'enfiler le formidable ragoût d'agneau, servi dans sa terrine en terre cuite.

Le soir, quand la salle se vide et que le patron commence à chanter avec son pote qui l'accompagne au oud, l'ambiance devient carrément magique...
Hop, une virée en Louisiane un samedi soir. Ce bar « Belle Epoque » - ouvert par l'équipe du Little Red Door - rend hommage à Lulu White, figure sulfureuse des nuits de la Nouvelle Orléans.

Du coup, pour aller dans le thème rétro-marbrée-cuir (ça s'invente pas), les cocktails tournent majoritairement autour de l'absinthe, et feront même sauter le pas à ceux qui tremblent déjà à l'idée de tremper leurs lèvres dans l'alcool préféré de Van Gogh.
Dimanche 20
Et maintenant, Beyrouth et Tel Aviv, mélange explosif s'il en est ! C'est que cette escale néo-méditerranéenne d'un vert sombre voit les choses en grand : shakshuka aux poivrons rouges, galette msemen au chèvre effiloché et yaourt grec au citron, pain perdu aux fruits rouges, du café coutume, un cocktail et un jus frais, tout ça pour 28 balles.

Un brunch comme on les aime, avec ce petit flegme méditerranéen qui t'évite d'avoir à trop penser au lendemain.
Cet aprem, une diva flamboyante - engoncée dans une robe de satin - s'amourache du groom d'un hôtel normand dans lequel elle vient fuir un chagrin d'amour, et lui propose un juteux contrat d'homme de compagnie mâtiné de jeux de rôles.

Alors on saute le marin d'un soir en chansons pour enfiler une cotte de maille, dévaliser le mini-bar dans un décor couleur barbapapa et se délecter d'une histoire d'amour qui finira sur un quai de gare. Du grand travestissement.
Lundi 21
En cette fin de long weekend, une détox numérique serait pas du luxe. Si tu connais pas encore Gérard Traquandi, c'est le moment d'aller découvrir ses toiles grands formats, connues pour apaiser les plus excités (et tous les autres). Couleurs apaisantes, délicatesse du geste…l'expo idéale pour éviter l'angoisse du dimanche soir avant un retour au taf en bonne et due forme.

Alors, heureu(x)(se) ?
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