Ton agenda du week-end : 9-11 novembre

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Alors ça, si c'est pas le sum(mum). Le 11 novembre tombe un dimanche. Jamais la fin des vacances de la Toussaint ne nous a parue si séduisante, si aguicheuse, si propice à ne plus jamais acheter de bouquet de chrysanthèmes, odieux cache-misère de ceux qui refusent de voir la réalité en face : on ne s’échappe pas à soi-même.

Alors autant sortir.
vendredi 9
On commence par un rencard. Avec des mecs qui ont tout l'attirail : pantalons hauts, perfectos et coupes au bol. Mais derrière leur côté gravures de mode du post punk, les quatre Parisiens de Rendez Vous sont l'une des meilleures incarnations récentes de la new wave période Manchester-Joy Division. Prépare tes protège-dents et tes barres à mine pour la Release Party de leur nouvel album "Supérior State". Sait-on jamais...
On enchaîne, pas de répit le vendredi. Le siffleur de ballons, ça fait arbitre sur pelouse, métaphore footballistique, alors qu'il s'agit en réalité ici d'une réelle capacité à s'enfiler de belles quilles natures en émettant un léger bruit d'aspiration. Et pour ne rien gâcher, l'endroit peut se gausser de servir parmi les plus belles planches à fromage de tout Paris.

Samedi 10
Ca va te faire du bien. Plutôt que de t'enfiler des cafés trop amers dans un vieux PMU décrépi, tu ferais bien de prendre un peu de hauteur. Oublie tes Malbos et ton téléphone dans ton veston et viens respirer le fumet de chlorophylle, menthe et basilic qui s'échappe de l'immense parc des Guilands.

Un pied à Bagnolet, l'autre à Montreuil, c'est le parc le plus petit du département, bien que s'étalant sur 24 hectares...
Le gras est la meilleure arme contre l'hiver. Déjeuner dans une boucherie-étable à manger, ça a l’air concept, comme ça. Surtout quand on est perché sur un tabouret et entouré de vitrines de viande. En vrai, il faut juste acheter sa bidoche et choisir l’option “sur place” ou “à emporter”.

Une super planque de carnivores.
Ne nous a-t-on pas déjà fait assez de mal avec Les Demoiselles de Rochefort, Singing in the Rain et tout récemment La La Land ? Doit-on encore se farcir toutes ces chansonnettes ultra-addictives qui restent en tête des jours durant sans parvenir à s'en défaire ? Les réponses sont, par ordre d'apparition : non ; oui.

Plutôt que pleurer sous la douche, chantons sous la pluie.
Dernier soir. Une heure, treize danseurs, Bouchra Ouizguen aux manettes, les Norvégiens de Carte Blanche en backstage. Et ça tourne. D'abord doucement, puis de plus en plus vite. Un jeu de toupies grandeur nature, censé faire "sortir" quelque chose, une fois que tout le monde sera sur les rotules. Quoi ? Peu d'infos sur la question, mais on finit par comprendre que personne n'aura intérêt à s'arrêter tant qu'on n'aura pas éteint la musique.

Et comme c’est court, on aura tout le loisir d’aller tournicoter dans les rues en sortant.
Dimanche 11
On peut haïr novembre, les faits sont là. Winter is coming, comme on disait à l’époque, et on est prêt à lui balancer du "même pas peur" en pleine tronche.

La polenta crémeuse au potimarron, salsa verde et peccorino qu'on a englouti dans cette cantine est au réconfort ce que Dupont est à Dupond. Une évidence que personne ne pourra nier. Notre ventre affamé l'a reçue comme une double caresse. On est prêt.
Découvrir en deux jours les meilleurs docus de l'année 2018 bientôt écoulée. Y'a longtemps qu'on nous avait pas fait plus belle proposition. Comme dans tout pot pourri réussi, on humera ici une flopée de de docus poétiques, décalés, parfois complètement barrés (et le tout GRATUITEMENT).

Ca va déjà tellement mieux là.

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