Ton agenda du week-end : 20-22 avril

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Impact dans 3, 2, 1. BOUM. Tu t'es pris le week-end dans la face sans même t'en rendre compte. Rien n'est prévu, tout est à construire et une seule certitude te tient le bide : ces 48 heures ne doivent être que bronzage, apéro à rallonge et glande suprême, c'est enfin le printemps bordel alors enfile tes plus belles tongs et kiffe, nom de Dieu !
Vendredi 20
Le Brésil, c'est suffisamment au sud pour te combler, ça va ? Si un bistrot tradi avait sexé sans protection avec un café portugais à carrelage rétro ça donnerait vie à Gloria. En cuisine, la cheffe mitonne du franco-brésilien sur un vieux tube de Gilberto Gil. Rien que sa crème caramel qui fait pousser des petits cris en plein milieu de l'après-midi et on adopte direk ses pans de queijo (choux au fromage) comme à Rio. Le tout arrosé gaiement de vinho verde portugais et de vins natures d'ici.
L'église, un vendredi soir ? MOUAIS. Mais quand c'est l'avant-gardiste Laurel Halo (GRAND nom de l’électronique actuelle) qui officie, on est tout de suite plus chaud. L'américaine défriche des nouveaux territoires de la pop et de la soul tout en naviguant dans des eaux plus troublantes que troubles. Ton rendez-vous audace et aventure (sonore) de la semaine.
La cave à vins vient de se refaire une beauté et la moindre des politesses c'est d'aller assister au grand déballage. Si bouger sur de l'électro t'a redonné faim, tu peux toujours accompagner ton verre de rouge d'un saucisson brioché pour qui tu donnerais ta mère et un mille-feuille aux fruits des bois juste printanier ce qu'il faut.
Samedi 21
"Bienvenue à la cantine caaaalifornienne !" (coucou les Eagles). Ici, on s'attable à l'heure qu'on veut devant un œuf au plat chermoula (une marinade marocaine) et un pain perdu décadent, plongé dans la mélasse, et servi avec des kakis confits et une crème fouettée renversante. Cours-y, voles-y même tant le succès de cette cantine est mérité. Et commande toute la carte, tu nous diras merci plus tard.
Bronzer en jardinant : cool suprême. Sur le toit de l'hôtel Yooma, à toi la balade champêtre dans une ferme urbaine, où tu peux cultiver ton jardin sans avoir à paniquer si la météo est peu clémente parce que des pros prennent soin de tes plants. Pendant la visite, tu apprendras même à faire pousser tes fruits et tes légumes en permaculture (c'est mieux pour la planète). Tiens, tu as déjà pris des couleurs.
Dans le bar aux couleurs acidulés, Alexandre Arnal et Jonathan Ouanounou te régale d'assiettes nippo-camarguaises de haute volée. Et vas-y que je t'envoie des haricots verts trèèès frais plongés dans du tahini, des aubergines dé-mentes à la provençale qu'une buratta vient adoucir... Et qui dit printemps dit saké floral parfait pour une première rencontre avec cette boisson japonaise. Itadakimasu ! Ça veut dire "merci pour ce repas" et on n'est pas prêt de l'oublier.

De la house bien ventilée, c'est pile ce dont on a besoin alors que le mercure grimpe sec. Renascence est un spécialiste des affiches qui ne payent pas de mines mais cachent du gros phatou. Oui, du phatou de gros calibre, comme ce soir avec Terekke, hollandais passé chez L.I.E.S, toujours accompagné (même en set) de sa house bien deep et rêveuse, Pépe qui a mal au dos, Nathan Melja ou la house prog, chaude, fiévreuse et futuriste à la Française…
Dimanche 22
Dans la famille des restos où copiner avec des expats’ et des touristes de passage, on demande Ellsworth. On travaille son accent entre les assiettes de tapas inspirées des 4 coins du monde... mais surtout, on croque voracement dans la spécialité maison : le poulet frit, un délice croquant-gourmand servi sur du coleslaw de chou chinois relevé à la moutarde. Ça change de ton poulet rôti dominical, avoue !
T’as déjà eu envie de comparer les couilles de Homer Simpson, celles de Hulk et celles de Hello Kitty (oui apparemment elle a des couilles la miss) ? Non ? Normal, qui voudrait ça ? Alors qu’ils envahissent les salles obscures quasiment toutes les semaines, les voilà qui débarquent dans le marais. 40 artistes internationaux revisitent les figures de ces fans de moule bite et collants colorés, pour délivrer des œuvres de pop art plutôt sympa où le détournement des codes est le maître mot.
Riiien de mieux pour finir le week-end qu'une bonne pétanque et du molkky dans ce jardin paisible et bien planqué au fond du XXe. Et comme les proprios font bien les choses, petite cuisine toute fraîche si tu as besoin de casser la croûte. Alors, sur une échelle de 10 à 10, tu lui donnes combien à ce week-end aux petits oignons (nouveaux) ?
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