Ton agenda du week-end : 16-18 mars

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En bon précurseur qu'on est, on célèbre le printemps avec trois jours d'avance. Pas de nuage à l'horizon, le soleil commence doucement à te faire dorer la peau (oui on est potes avec l'optimisme) et tu vas lui faire des offrandes toooout le week-end histoire de ne pas gâcher cette fête du mercure. Leeeeet the sunshine, leeeet the sunshine in.
Vendredi 16
Si l'heure n'est pas encore au rosé en terrasse, "le vin reste la plus saine et la plus hygiénique des boissons", d'après Louis Pasteur, qui connaissait deux trois trucs en matière de santé publique. Du coup, on peut toujours faire confiance à une bonne Barette. Ici, tout est fait pour se sentir bien : service archi-patate, tapas croquantes et pas chères (une tartine thon-coriandre, anyone?) et donc joyeux liquides. Si jamais tu cherchais un nouveau QG pour le printemps ...
C’est vrai qu'en cette fin d'hiver, la Concrete nous apporte pas mal de belles choses, avec notamment Palms Trax (Dj passé par Dekmantel et Lobster Theremin) aimant la Chicago house un peu vintage, sans oublier Denis Sulta, de la deep house qui grimpe à vive allure, avec une vision du rythme beaucoup plus “africaniste” que son acolyte du soir. Bref, la fine fleur de l'électronique à portée de groin.
Samedi 17
Une rimbambelle de tacos au petit déj ? Un peu mon n'veu ! Dans ce couloir à plaisirs mexicains de Saint Ambroise, c'est toute la puissance du métissage latino qui illumine les assiettes bleu nuit. Pas question de se contenter de tortillas, ici, on fait la totale "street food mejicana", entre sopecitos et tortas. Des délices exotiques accompagnés logiquement de cockails au Mezcal, oui même à 10h du mat.
Les vitamines, c'est bon, maintenant il te faut de la couleur. Au Musée de Montmartre, tu verras en quoi le Bateau-Lavoir - où Picasso et Braque ont créé le cubisme - et ses illustres résidents ont influencé ce bon vieux Van Dongen. Cette fois, sa pratique devient plus politique, et bascule doucement du fauvisme vers quelque chose qui s’apparenterait presque à l’architecture de l’expressionnisme.
Avoue que du mimosa ne ferait pas de mal à ton intérieur bordélique. Vois le comme l'arbre qui cachera la forêt (de fringues sales). Direction ce café-fleurs couleur pastel où tu vas pouvoir te noyer dans la contemplation d'un bouquet de pivoines. À l'intérieur, entre les fleurs, la lumière douce, le jus vitaminé et les couleurs fraîches, ça sent vraiment le printemps.
Pour trouver le soleil, si tu ne vas pas à Rio et que tu es dans l’incapacité de monter là-haut, tu peux toujours te rabattre sur Brutos et ses sommets. Ici tout passe à la braise, les chairs les plus délicates grillent et si on devait t’aiguiller vers nos favoris, ça serait sans aucun doute ce gros câlin sous forme d’épaule d’agneau juteuse et son houmous à la noix de cajou ou encore la surprenante picanha de rumsteck au chimichurri. Une vraie douceur, ce Brutos.
Hé, toi, le Monamaniaque, tu vas ressentir un grand frisson parcourir ton échine : ce soir, c’est Mona. Le RDV incontournable du voguing parisien s’offre un classico avec une affiche couronnée de Daniel Wang. Alooooors non, ça n’est vraiment pas inédit mais ouiiiiii Wang à la Mona, c’est toujours un succès. L’assurance d’une disco house pour les puristes (et leurs amis).
Dimanche 18
En ce matin dominical, va remplir ta tasse de café Coutume, ton verre de smoothie et ton assiette de salades bios colorées, de tartines comme le super toast, combo de champignon-féta-oeuf poché-avocat et de cakes au moelleux vérifié (mention spéciale au citron-pavot). Et à la fin, tu te dis quoi ? C'est beau, un dimanche.
Tu connais les Shadoks, le dessin animé le plus barré de l'ORTF ? Les gars s'emmerdent pas et continuent de pomper, pomper, pomper encore dans la très jolie "cour des Shadoks", aménagée dans l'immeuble de leur créateur, Jacques Rouxel. A lire absolument : "la constitution des Shadoks", jalousement préservée sous le porche. Et puis si jamais on trouve un appart dispo dans le coin, on peut se prendre à rêver d'habiter là.
BON. On n'aime pas plomber l'ambiance mais on a dégoté une pièce qui va te rappeler ton taf et te préparer au lundi matin. Avec Vera, tu verras (humour de répétition) la descente aux enfers d'une grande directrice de casting détestable, férue d'argent et de pouvoir. Et ça risque de te provoquer beaucoup de plaisir, petit vicieux, va. Mais n'oublie pas que ce n'est que du théâtre et qu'en vrai, Karin Viard, on l'aime bien.
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