Ton agenda du week-end : 12-14 octobre

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Qu'on se le dise : l'invention du week-end est la plus grande arnaque du siècle. Une combine démoniaque destinée à nous faire exploser la soupape pendant 48h (et pas une de plus), à nous convaincre du bien fondé de reprendre le métro chaque lundi avec une sorte de soulagement, comme une promesse faites à son corps d'y aller mollo sur l'alcool et les brunch gargantuesques. Au moins jusqu'à vendredi.
Vendredi 12
L'indépendance commence au premier coup de pédale. Sauf qu'avec ceux-ci nous n'iront pas très loin en matière de distance parcourue. Qu'importe, l'endroit vaut à lui seul son pesant de gouttelettes sur le front. Un magnifique espace blanc, ultra minimaliste, qui propose une activité abhorrée des amateurs de grimpette en solitaire : le vélo à plusieurs, au rythme pulsé d'une musique à décorner les bœufs.
Okay, okay, les fêtes des vendanges est un peu l'événement ringard parce que très (trop?) "franchouillard". Mais une tranche de terroir une fois de temps en temps, ça ne peut pas faire de mal, si ? Prépare toi à flâner entre les vignes, à déambuler entre les petites rues, à envoyer paître le relou par un "Lâche-moi la grappe"…

Concrètement, du 10 au 14 octobre, Paris revêt ses vêtements de haut lieu de la picole raisinée pour chanter, danser l’amour et le vin à l’occasion de la 86ème édition de la fête des vendanges de Montmartre.
La Panoplie, ton nouveau Plan Club Régulier investit la Java pour sa deuxième édition. Sauvagerie électronique, pluie (d')acide et cheap clubbing sont au rendez-vous. On sort la bonne vieille machine à fumée, les bulles et la piscine gonflable.

Donc n’hésite pas une seconde, ramène tes fesses dans la cave pour libérer ton bassin.
Samedi 13
Avant, on allait faire la queue comme des cons chaque dimanche pour espérer sucoter un reste de morceau de bacon congelé arrosé d'un jus d'orange sans pulpe. Parce qu'en matière de brunch, la plèbe est tout aussi pendulaire que lorsqu'il s'agit de se pointer au minimarket.

Et puis on a découvert 46th & 3rd, récemment ouvert par deux zouz survoltées (et un staff adorable), qui se sont demandées pourquoi on étalerait pas le brunch en continu.
Tremblote, fan de David Lynch et autre amateur non-assumé de roman photo, l'illustre Matt Perry revient à la Galerie Polka avec trois séries plus surnaturelles et colorées que jamais, prenant toutes place dans les tréfonds du sud des Etats-Unis, au détour de ces petites villes où l'on se croirait encore dans un roman de Faulkner, en pire.

On y croise des pécheurs christiques, un grand musicien, des prostituées, une princesse des marécages. Rien que ça.
Ici, aucune chance de te laisser déconcentrer par la déco. On peut donc fixer toute notre attention sur une carte des cocktails longue comme le bras. Et pour s'y retrouver, tout à été classé par alcool : vodka, rhum, gin, bière (oui oui)... et une catégorie réservée aux étranges mélanges nés de souvenirs des joyeux lurons derrière le comptoir.
Dimanche 14
Evacuons déjà la question de cet obscur intitulé, histoire de nous pencher plus sereinement sur le contenu. Si l'on décompose, que l'on retient un haut le cœur et qu'on arrête de faire son mijauré, voyons ce que ça donne : Ethanol ? Sans doute la promesse de quelques whiskys bien sentis. Moisissures ? Celle de quelques délices crémeux affinés sur le volet par Fabrice, aka le Cheese Geek du tout Paris.
Avec toi, c’était comme la première fois. Ni trop molle, ni trop cuite, ni trop fine, ni trop épaisse. Sérieux. Reste comme tu es. Mais non, te rabaisse pas, tu n’es pas qu’un simple accompagnement. Tu es bien plus que ça. Est-ce que je t’aimerais sans tes sauces ? Certes, l’Andalouse avec des tomates concassées et du tabasco ou la sauce Pont-Noir à l’encre de seiche et piment d’Espelette te donnent un petit je-ne-sais-quoi d'excitant, mais t’as même pas besoin de tout ça. C’est au naturel que je te préfère.

Et demain c'est lundi.
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