Ton agenda du week-end : 11-13 janvier

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Les affaires reprennent plus vite que prévu. On commence par se laver de tous ses péchés, par lécher les derniers bouts de frangipane qui nous collent aux commissures. Et tout recommence : on veut du trash, de l'anti-chambre et de l'anti-chant de Noël.

On veut sombrer dès vendredi soir, se racheter une conscience samedi matin, être touché par la graisse en remontant, s'ébrouer sur une île, embrasser la mi-janvier avant même l'avoir vue arriver.
11/01
Oh, mais ça ne serait pas le grand retour des Golden Shower ? Après deux années d'absence, elles reviennent avec la même source d'inspiration : les Free Party des années 90 !

On retrouvera la disco dark hybride et envoûtant d'Egoprisme, F/cken Chipotle qui aime quand ça gigote dans le pantalon quand elle passe son acid-disco et ses new beat ensoleillés, ou encore Heels Machine, un bébé projet électro-sexy à tendance EBM avec une pincée de synthwave. Bonne douche !
Ici, aucune chance de se laisser déconcentrer par la déco. On peut donc fixer toute notre attention sur une carte des cocktails longue comme le bras. Et pour s'y retrouver, tout à été classé par alcool : vodka, rhum, gin, bière (oui oui)... et une catégorie réservée aux étranges mélanges nés de souvenirs des joyeux lurons derrière le comptoir.

Parmi eux, le "Jamais plus Jamais" cache sans doute la sombre histoire qui a suivi cette rencontre entre le gin, l’absinthe, le jus d’ananas et le tabasco.
12/01
Comme le disait si bien System of a Down : « wake up ! ». Eh ouais. On le sait très bien aujourd’hui, la planète surchauffe. Et c’est peut-être le moment de se bouger. Alors après les marches et les enquêtes, il est temps de rejoindre les joutes verbales contre les climato-sceptiques.

Dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, quatre débats entre climatologues, écologistes, réalisateurs ou encore maîtres de conf' autour du thème du réchauffement. Alors oui, il y a un petit quelque chose d'angoissant dans tout ça, mais ça aura au moins le mérite de te fournir les meilleures armes en prévision du prochain débat sur Donald Trump.
Dépoussiéré, l'ancien café qui se tenait entre ces murs depuis 1905. Mais le nom et les tables en formica sont restés dans ce bistro tenu par Flo Ciccoli (Pères Populaires, Jones), tout comme les effluves de pâte à pain qu'on flaire à peine la porte poussée. L'odorama indique une valse de pizzas, formats minis : les adorables pizzettes.

Lorsque midi sonne les cloches, elles se glissent dans le menu pour nous ouvrir l'appétit avec un combo automnal dément : chanterelles, orties, mozzarella fondante. Une quille nature plus tard, elles se dédoublent, détriplent, donnent envie de coller les tables entre elles.
Dernières semaines pour un petit coup de chaud. Certaines expos ne se consomment pas comme de vulgaires galeries marchandes. Elles s'effeuillent lentement, elles demandent qu'on leur consacre plusieurs heures, qu'on en ressorte avec la sensation d'avoir "vécu" un truc.

Un dédale de jeux de rythmes, de lumière et d’équilibre avec une formidable installation formée de panneaux de brique, de sculptures délicates signées de la Vénézuélienne Gego, sans parler des céramiques, textiles, photographies, issus d'un continent sud-américain à se faire rôtir en enfer.
Ce qu’il y a de pratique c’est que rien qu’en passant la porte, t'as vue sur tout le bar, même plongé dans ce clair-obscur digne d'un tableau de Rembrandt. Le genre de bar de poche où on finit par avoir son tabouret, sa bougie et son coussin attitré. Bref, impossible de s’éloigner à plus de 2 mètres pour échapper à la musique rugissante d’Eminem ou d’un métal gentillet. On boit donc La vie en rose, à défaut de la voir : Pisco, framboises, liqueur de bergamote, sirop d’amande maison, citron et pamplemousse…

Ça tombe bien, t’avais oublié de prendre ton jus ce matin.
13/01
En face du Canal Saint-Martin. Au Première étage du bâtiment. Devant les petites fenêtres. Sur les tables en bois. C’est là que toute la clique de la bouffe saine te donne rendez-vous chaque jour pour le brunch. Golden latte, avocado toast, houmous, saumon gravlax, quinoa… Tu peux vérifier, pas un ne manque à l’appel. Mais t’inquiète, on ne te laissera pas sur ta faim avec 3 graines qui se battent entre elles. C'est pas le genre.

Et va falloir se remplir pour affronter la suite.
Rien à voir avec le cul du même nom. Un petit coup de métro et nous voilà au beau milieu d'un archipel en train de marcher sur les pas des impressionnistes, comme à la Belle Époque. L'euphorie aidant, chaque tronc d'arbre dénudé devient la possibilité d'une peinture. Sur 4 kilomètres, on scrute chaque recoin histoire de retrouver de célèbres tableaux.

Georges Seurat et son dimanche après-midi à Grande Jatte, Alfred Sisley, Claude Monet, Van Gogh, tous sont venus ici avant nous et TOUS ont réussi dans le monde de l'art. Alors pas de raison pour ne pas percer pas à notre tour. Quel que soit l'objet percé.
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