Ciné-club : 18-25 avril

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Le mois d'avril c'est quand même une grosse blague non ? Ah ça, des blagues on t'en fait dès le premier (pensée émue aux habitants de Beauvais à qui la mairesse a gentiment fait croire à l'arrivée d'un nouvel Ikéa) et jusqu'au 30 (aaaaah, la belle déclaration d'impôt).

Bon, soit rassuré, parce que niveau cinéma, on se fout vraiment pas de ta gueule : rétrospective Fassbinder, projection en avant-première d'une série youtube ou encore sortie du nouveau Civeyrac, y'en a pour tous les goûts.
18 avril - 2 mai
T'imagines qu'à 37 ans, Fassbinder avait déja fait 42 films ? Oui, on est méga à la bourre, mais toujours dans les temps pour se pencher sur son oeuvre. Et ça tombe bien, le Louxor se lance dans une rétrospective d'un mois.

Pour te la faire courte, RWF, c'est une esthétique inimitable, des anecdotes grinçantes, du plan-séquence statique, pas de montage et un jeu stylisé à souhait. Commence par "Martha" pour te dégoûter de la vie de couple, enchaîne sur "Prenez garde à la sainte Putin" pour cristalliser ton hystérie professionnelle, et chevauche "Le Bouc" pour tomber in love d'une bombe grecque issue de l'immigration. Le tiercé gagnant.
19 avril
Pour son premier long métrage, le réal a eu l’idée lumineuse de retracer la transformation... de son petit demi-frère. En abordant les contours de l’incertitude identitaire, tant sur les aspects psychologiques que "techniques" et médicaux, le film porte enfin un regard bienveillant sur le sujet (Merci Cricri, il était temps). Encore hésitant sur une chirurgie définitive, Coby est en couple avec une jeune fille de son âge. Se pose alors la question d’un
bébé, ALLELUIA.
22 avril
La projection d'une série Youtube ? T'es sérieux ? Déjà pour une série ça existe pas, mais en plus si elle est visible sur Youtube, c'est encore moins possible. Ok, il a rien compris lui.

Par contre, le studio londonnien 4Quarters Films a tout compris lui, en nous racontant sous forme d'une série Youtube l'histoire de Kwabena, un type qui rêve de faire des films. Mais la vie est dure, et voilà que l'existentiel s'en mêle : qu'est ce que t'es prêt à sacrifier pour suivre ton rêve ? La mini série propose quelques pistes de réponses drôles et réalistes, en créant des analogies auxquelles on n'aurait jamais pensé.
Les nouvelles sorties
Mes provinciales
Mes provinciales. Non t'inquiète, c'est pas un film sur tata Monique qui habite dans le Vercors. Andranic Manet (le mec sur la photo, pas mal hein ?) t'emmène plutôt à Paris, ville dans laquelle il décide de venir faire ses études de cinéma.

Evidemment, rien ne se passe comme prévu, et te voilà embarqué dans les dédales amoureux du jeune garçon. Attention, film pouvant créer un gros potentiel d'identification chez le spectateur. Le film, contemporain sans être esclave de son époque et réaliste sans être naturaliste, dessine une trame intemporelle au fur et à mesure que les plans défilent. Une pépite.
My wonder women
Faire ménage à trois : entre ta judéo-chrétienté transmise par papa/maman et ton mec /ta meuf qui t'embarque dans son idée de trouple, tu sais plus où donner de la tête. Dans ce cas, on te conseille vivement le dernier Angela Robinson.

Après avoir décidé de se mettre en trouple avec une jeune étudiante, un couple de professeurs en psychologie, créateurs de la bande dessinée Wonder Women, ne s'arrête pas là : la Sainte Trinité s'initie au bondage. Sauf qu'entre amour et pratiques sexuelles marginales, le trouple se perd et l'écriture de la BD n'avance pas comme prévue. Esthétisation du corps et honnêteté des sentiments sont sollicitées à juste titre, et aboutissent à ce magnifique biopic aux tons crémeux (c'est le cas de le dire).
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