10 adresses où taffer tranquillou

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Fini de glousser, on range ses brassards, on rentre la bouée, on quitte son job à la con, on devient freelance en milieu hostile. C'est le moment, tout le monde en crève d'envie, c'est la rentrée, et pour peu qu'on ait quelques velléités à sortir du carcan anxiogène de son open-space, encore faut-il trouver l'endroit où le triptyque sacré du freelance heureux trouve ses lettres de noblesse : WIFI-CAFÉ-TRANQUILLITÉ.
Si (et surtout si) on a un job débile, autant trouver un bel écrin pour faire semblant de l'exécuter. Ou comment se sentir riche et puissant en sirotant un ristretto les fesses dans du velours.
Grande baie vitrée, fauteuils en cuir, kawas-nectars d'exception concoctés par la maison…On s'y sent bien, chez Lomi, et le fait qu'ils nous obligent à arrêter de bosser en fermant à 18h n'y est sans doute pas pour rien.
Ici, le petit twist consistera à focaliser son attention sur son écran. Ne PAS regarder toutes les merveilles savamment alignées sur les cintres et autres étagères. Lever les yeux UNIQUEMENT pour commander un autre café noisette.
En pénétrant dans le salon, on bien envie de se poser au bar, rappelant par petites touches l'ancien Pigalle des bars d'hôtesses, avec même un espace de pole dance en velours pourpre et des dessins érotico-rigolos. Et le café coûte une pièce de un. Travailler ? Ah oui c'est vrai.
Encore un de ces cafés où la vie n'est qu'un vaste petit-déjeuner. Un appel plombant de bon matin ? Paf, café bio et pancakes sans gluten. Un rendez-vous pro relou à 14h ? Un pain perdu parsemé de fruits rouges et de sirop d'érable. Travailler moins pour manger plus.
L'antre caféinée de la rive droite, avec un petit écart par rapport aux autres lieux sus-mentionnés : ici pas d'ordi. Mais idéal pour lire un rapport en javanais sans déconcentration et écrire ses mémoires au stylo plume.
Un ancien hôtel de passe de Strasbourg Saint-Denis transformé en cinq étoiles, avec boiseries et velours? Eh oui : merci la Providence. A défaut de tester la souplesse du lit (190 € la nuit!), on peut toujours goûter à la vie de palace pour envoyer ses mails.
C'en est fini du teint de ver pas luisant. Sous la verrière, difficile de ne passer entre les mailles du soleil. Emplacement ultra central, possibilité d'y rester de son premier café à sa dernière tournée. Tout pro et tout bronzé.
Oublier la tristesse congénitale de l'open space, c'est toute l'ambition du Nuage, qui allie au contraire le charme voûté des anciens collèges jésuites, des alcôves meublées "comme à la maison" et le calme feutré d'une bibliothèque du 5e arrondissement. Tout simplement.
Les Petites Gouttes sont de bien belles slasheuses : meilleure terrasse, meilleur bar où l'on cause, meilleur endroit où fêter l'anniversaire de son lapin nain… Mais AUSSI excellent endroit pour cliquoter sur son clavier.

Au boulot.
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