Lustres musiciens & totems de nounours : les expos de la semaine

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Encore une semaine où l’on à de quoi faire bosser tes rétines. Que tu veuilles tromper ton regard avec les illusions d’Eva Nielsen (Galerie Philippe Jousse), le perdre dans l’abstraction de Lee Ungno (Musée Cernuschi) ou lui faire écouter la lumière avec Cerith Wyn Evans (Galerie Marian Goodman), cette semaine encore, tu as de quoi l’occuper.
Tout juste un an après sa disparition, ce proche de l’OuLiPo qu’était François Morellet se voit consacré via une belle expo à la galerie Kamel Mennour.
Un moment calme aux côtés de Joe Strummer dans le métro londonien ou Boy George bavardant dans un train, c’est le genre de moments qu’Herbie Yamaguchi, photographe japonais, a pu capturer dans sa jeunesse, à Londres, fin 70’s.
Charlemagne Palestine est de ces plasticiens-slash-musiciens dont la frontière entre les deux pratiques est plus que poreuse. Avant-gardiste loufoque devant l’éternel, au MAHJ, il présente une installation réalisée à partir de… ses … peluches…
Tu as la rétine joueuse ? Alors viens tromper ton regard à la Galerie Philippe Jousse avec les illusions d’Eva Nielsen.
Le travail de Cerith Wyn Evans donne à voir l’audible et entendre le visible. Donc si tu veux voir, un jour, deux lustres interpréter une partition, c’est par ici.
Voilà une expo star qui ne dit pas son nom. En conjuguant tradition calligraphique et abstraction, Lee Ungno est considéré par d’aucuns comme un des plus grands artistes asiatiques du XXe siècle.
De Cézanne, on connaît ses paysages de Provence, ses natures mortes, ses « joueurs de cartes », son proto-cubisme, la page qu’il fait tourner à l’impressionnisme. De Cézanne, on connaît moins ses portraits. C’est le moment de combler ce manque.
Avec « Instruments », Ismaïl Bahri divulgue une pratique embrassant l’anodin, l’ordinaire, le quotidien pour gonfler le processus organique de la transformation des choses.
C’est la saison d’été au Palais de Tokyo et comme chaque été, on a le droit à notre lot d’expos fortes. C’est le cas de « Dioramas », jeu autour de l’illusion et la mise en scène avec des artistes contemporains phares.
L’Histoire des arts et celle des sciences sont intrinsèquement liées. « Le Rêve des formes », expo proposée au Palais de Tokyo face à « Dioramas », en est une énième démonstration.
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