Les soirées du weekend : 16-18 mars

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Heu… tu es au courant ou pas ? Le 7 février dernier un groupe de 25 personnes a été sélectionné pour faire la teuf en apesanteur (whaaaaat ?) et nous n’étions pas dedans (toi non plus).

Seule consolation, c’est Steve Aoki qui mixait (les deux bras en l’air, évidemment, sauf que là c’est pour éviter de se cogner). Bref. On est désolés, nous on va te proposer une petite liste avec de la pesanteur dedans (so not 2018), celle qui t’allonge après le verre (ou autre) de trop, mais d’un autre côté notre sélection est tellement cool que tu vas rire comme un lapin (et ça rit fort les lapins) et oublier la gravité. Sauf en cas de verre de trop (ou autre) auquel cas tu regretteras (à nouveau) de ne pas faire la teuf en apesanteur.
Vendredi 16
En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, Daniel Avery est devenu un étalon de l’écurie Phantasy Sound et un résident de la Fabric à Londres (cette simple phrase est un CV complet). Comment ? Grâce à ce gros frisson de techno liquide, froide et hypnotique qu’il livre à chaque set. Ça glace les sangs mais ça brûle le dancefloor.
Un line-up aux faux airs de François Ozon avec huit femmes (la vie est bien faite), huit artistes dont Clara 3000 - l’icône Jacquemus – et sa techno tout en souffre et cold wave, Coucou Chloé et sa trap nauséeuse et technoïde, Debonair, DJ tout terrain et casse-cou de Londres que tu adores parce que t'as découvert pas mal de techno analo et de minimal synth dans son show sur NTS ou encore TGAF, les Spice Girls du clubbing parisien (dont la très forte Miley Serious).
C’est vrai que la Concrete de ce soir nous apporte pas mal de belles choses dans son petit panier, avec notamment Palms Trax (Dj passé par Dekmantel et Lobster Theremin) aimant la Chicago house un peu vintage, avec de belles basses bien rondes et montées sur du gros hardware, sans oublier Denis Sulta, de la deep house qui grimpe à vive allure, avec une vision du rythme beaucoup plus “africaniste” que son acolyte du soir. Bref, la fine fleur de l'électronique à portée de groin.
Samedi 17
On te le disait récemment, Boukan records est une de nos nouvelles maisons favorites. Pourquoi ? Mais parce que sous la houlette de son patron Bamao Yendé, Boukan dessine une nouvelle géographie sonore reliant Chicago et sa house (ou sa juke), Lisbonne et son post-kuduro, Peckham et son grime, et enfin l’Afrique du Sud côté Kwaito ou GQOM. C’est tout bonnement ce que tu vas retrouver ce soir avec des signatures maison et Thris Tian, cofondateur de Boiler Room et disc jockey sans frontière.
Grosse techno au balcon ce soir à T7 (qui a une vue panoramique sur Paris) avec British Murder Boys qui n’est autre que le duo Surgeon + Régis, sommet de post-punk en techno dure et expérimentale, Lucy, yogi de la techno, Dasha Rush, techno mentale à la Russe et Anetha, casseuse de baraque et future grande dame de la techno parisienne.
Les Monamaniaques ont ressenti un grand frisson leur parcourant l’échine : ce soir, c’est Mona. Le RDV incontournable du voguing parisien s’offre un classico avec une affiche couronnée de Daniel Wang. Alooooors non, ça n’est vraiment pas inédit mais ouiiiiii Wang à la Mona, c’est toujours un succès. L’assurance d’une disco house pour les puristes (et leurs amis).
Chien fou de la techno signé chez Kompakt, Barnt entretient une touche weirdo, quelque part entre l’arty et le farty (entendre : le dixième degré) et se place chez les pince-sans-rire du genre avec une esthétique cinglée, drôle et audacieuse. Sans bobard, c’est beau Barnt.
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