Les soirées du week-end : 8-10 novembre

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L’été dernier la Mairie de Paris lançait sa campagne ”La nuit est à tous” contre les nuisances sonores pour “partager la nuit”. Tu te souviens ? Bien, si tu nous le permets, on va te détourner le titre de cette campagne et énoncer ceci : ce week-end, la nuit n’est pas à tous, elle est uniquement à Paris. Pourquoi ? Mais parce qu’on l’a confisquée la nuit ! Ça sera forcément moins bien ailleurs, vu qu’on a tous les meilleurs intramuros.

Regarde un peu : Ben Klock, Xosar, Tanaka, Levon Vincent, Avalon Emerson, Daniel Avery... Désolé Londres, désolé Berlin, désolé Amsterdam : ce week-end, la nuit n’est pas à tous, elle appartient à Paris.
Ça, mon petit chat, c’est le genre de soirée qui s’écoute au stéthoscope. Pourquoi ? Parce qu’il y a Fumiya Tanaka sur le line-up. Fumiya Tanaka, c’est la house microscopique, la house minimale, minimaliste et en fait : un grand nom de la micro house. Tout ici est fabriqué pour que l’âme soit aspirée dans ses prods puis flotte dans une constellation de micro aspérités minutieuses. De la club music à palper (sauf si tu as pensé à prendre ton stéthoscope).
Si on osait une aquarelle techno, qu’est ce que ça donnerait ? Sans doute du Christian Löffler. Avec Dominik Eulberg, Löffler fait partie de ces paysagistes de la techno. Un grand Romantique du genre qui cherche à introduire dans son électronique les couleurs, les bruits, la vie, le lyrisme, les vibrations de la nature. Une ballade en forêt au sein du club, où l’on voit la nature fleurir à chaque beat et de la techno qui fait chanter les oiseaux, à écouter même si tu es allergique au pollen.
La Red Bull Music Academy passe par le Batofar et la Seine sera encore plus belle cette nuit. Joie : sera présente Xosar, envoutante prêtresse de la techno noire, analo et sauvage (vue et appréciée chez L.I.E.S. et Opal Tapes) et dont les sets jettent de l’huile sur le feu. Pour ne rien gâcher (au contraire), l’affiche est complétée par l’américain Tin Man et sa maitrise de l’acid house ainsi qu’AAAA, enfant de la Boiler Room et producteur d’une techno mexicaine au pied de la lettre.
Oh mais qu’est ce qu’on aperçoit au loin ? Ça ne serait pas une Concrete en marbre laquée ? Si, si. Grosse affiche cette nuit avec Levon Vincent, un des meilleurs producteurs US de house et casse-cou qui transgresse tous les codes du genre pour parvenir à publier des classiques intemporels. Mais cette affiche ne serait pas aussi belle sans la techno analogique d’auteur, prog et acid d’Avalon Emerson et la house clavière, brumeuse et psychique d’Aurora Halal.
C’est vrai, Dj Grégory, de nom, ça fait un peu “disc jockey de mariage”. Mais quand tu regardes le CV de Monsieur, ça te passe l’envie de ricaner. Gregory, c’est tout simplement un des premiers DJs deep house et garage français. Voilà qui ne dénotera pas avec les sets très early house /disco du duo Johanna & Malouane et de l’habituel DJ André. En somme du haut de gamme pour clôturer les MONA en 2017. Classe.
Nouvel épisode des Samedimanche de Concrete pour 28heures de teufs qui s’annoncent folles avec cette affiche qui fait crever de jalousie le reste de l’Europe. Déjà parce qu’on à Ben Klock, visage iconique du Panorama Bar et auteur de sets techno musclés et mentaux (qui globalement t’empêchent de cligner des yeux et te dilatent les pupilles), Daniel Avery, DJ Qu, Shlomo et rRoxymore. 28heures de teufs qui s’annoncent folles.
On en rêvait, l’Internationale l’a fait : Paris à sa NAPOLEON DYNAMITE ACADEMY !!! Une soirée geek, weird ass, où on vote pour Pedro et l’on danse de manière absurde sur des choses incongrus. Concrètement, tu entendras les lives d’Oktober Lieber, réponse française à la minimal wave de Marie Davidson et O89 de l’EBM mordante ainsi que les sets de Yan Wagner et Stella Galactica. Encore te toujours : on vote pour Pedro.
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