Les expos de la semaine : 14 -21 janvier

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Ça y est, ça va être le troisième lundi de janvier, c’est donc officiellement Blue Monday ou le jour le plus déprimant de l’année. Bon, même si le Blue Monday est une création du lobby pharmaceutique pour vendre plus d’anxiolytiques (ne t’énerves pas, nous venons d’inventer ce dernier fait), on va quand même te donner de la matière pour gorger ton âme de beauté et affronter ce bleu lundi, le sourire plein les yeux (ça aussi on vient de l’inventer).
Si tu es un tant soit peu sensible aux charmes du design, tu sais quel game-changer du genre fût Shiro Kuramata. Proche de Sottsass et figure du Mouvement Memphis, Kuramata est enfin l’objet d’une belle rétro où l’on retrouve ses pièces iconiques ainsi que des ouvrages plus singuliers où crient les influences du Bauhaus, de De Stijl ou même du jazz. Un moment de Minimalisme souple et gracile tout en transparence et légèreté.
On va commencer par s’excuser car celle-ci, on a failli la louper. Heureusement, elle a un tel succès que la Galerie &co119 a décidé de la prolonger jusqu’au 1er février. “Roadside Lights” d’Eiji Ohashi c’est cette expo présentant la beauté et la solitude des distributeurs automatiques dans les paysages japonais. C’est touchant, vibrant et plein de belles lueurs, la nuit, dans la neige. Un moment d’apaisement.
Dix ans, c’est un bel anniversaire. Alors pour célébrer dignement le sien, la Polka Galerie convie tout simplement deux pointures – pour ne pas dire poids lourds - de la photo contemporaine : Sebastião Salgado et Marc Riboud. Qui plus est, la présentation s’intéresse ici aux femmes dans l’œuvre des deux photographes. Une sélection (forcément) époustouflante faite de 50 ans de résistance, militantisme, icones mais aussi souffrances quotidiennes et injustices. Sensationnel.
Collages x surréalisme x France giscardienne = plus ou moins l’équation du boulot de Guillaume Chiron. Tiré de son dernier ouvrage “Apprendre avec des pincettes”, la présentation de la Superette restitue en grand format son graphisme au grand penchant pour l’absurde et aux influences criantes du cinéma 50’s et 60’s.
Pasteur était un grand homme. Doublé d’un expérimentateur chevronné (d’où le titre de l’expérimentateur) s’employant à résoudre les problèmes réputés inexplicables de son temps et à les diffuser/transmettre avec grandiloquence. Oui, Pasteur était un metteur en scène de la science, c’est donc dans le plus grand respect de sa personnalité que cette expo, très théâtrale et pédagogique, retrace sa carrière.
Simon Hantaï, le nom ne te dit rien et pourtant il fut une énorme figure Hongroise de l’abstraction. Une grande raison de ce rendre à cette expo se consacrant à l’épisode parisien de notre homme, de 1948 - en plein déclin du surréalisme - à 1955 date à laquelle il s’éloigne d’André Breton. Entre les deux, l’artiste assemblera un magma de techniques - coulures, froissage ou encore le pliage qui le rendra célèbre – et d’influences - Picabia, Pollock, Ernst, Giacometti – qui ont fait de lui une des forces vives de l’abstraction.
“Transavanguardia”, c’est cette réaction italienne des 70’s glorifiant la peinture figurative à une époque où la critique ne jurait que par l’art conceptuel. C’est peu ou prou l’équivalent transalpin de ce que le néo-expressionnisme a été en Allemagne et une des figures de proue de “Transavanguardia” fut Enzo Cucchi. Et si tu veux voir les dernières productions d’un grand nom de la figuration libre italienne des 70’s, c’est à la galerie Balice Hertling que ça se passe.
Projet audiovisuel total, “Unfold” propose d’expérimenter la naissance des étoiles via une installation immersive. Une expérience sensorielle - voire synesthésique - et un exemple ensorcelant de la représentation des datas par les arts visuels et sonores où images de l’infini et ambient stellaire (type Alva Noto) se conjuguent pour envelopper et dérouter les sens. Alors oui, Nanterre, ça fait une trotte mais “Unfold” vaut plus que le détour.
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