Baise-en-ville

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Cette semaine, l’heure est venue de tremper le biscuit. À toi dégustation de langues de chat dans le boudoir et inversement. Car oui, toutes les études le prouvent : sucoter ensemble des mignardises fourrées rallongerait l’espérance de vie de l’idylle.

Mais avant de se jeter l’un dans l’autre derrière un bosquet, quelques sorties tests s’imposent, si tu veux pas te retrouver rapidement seul en slip au milieu de ton salon. L’amour a beau être sans issue, il n’est pas sans principe. Démonstration.
Avec Pablo, le message est clair : en 1932, bye bye Olga, hello Marie-Thérèse, et c’était reparti pour la folle passion. De l’érotisme à tous les étages, un sacré coup de pinceau en supplément. Excellent test s’il en est, car quiconque pense encore que Picasso n’était qu’un vieux dégarni en marinière ne mérite pas ton amour.
Contrairement à ce que tu crois, novembre est le mois idéal pour batifoler dans les fourrés. Pas de touriste en goguette, pas de marmots surexcités sur leur engin à pédales, et un petit matelas de feuilles mortes prêt à t’accueillir, arcades végétales et fessier mouillé en sus. La fièvre automnale, quoi.
Il y a pire qu’un weekend pluvieux en Meurthe et Moselle : les blancs dans la conversation. Pour éviter de te retrouver à devoir raconter des trucs sur toi que tu risques de regretter illico (comme cette fois hilarante où tu es tombé de… enfin bon), allez au Festival To Gaether. Danse, film, photo, peinture… Un petit test de culture G l’air de rien histoire de pas finir ta vie avec Jo l’ennui !
Te retrouver dans deux semaines à jouer à la Bonne Paye en mangeant des boudoirs, voilà ce qu’on veut te faire éviter. Tu vaux mieux que ça. Le moment du test ultime est donc arrivé : le choix du gâteau, dernière étape avant trempage de biscuit. Pour que le message passe, il doit être bombé, moelleux, sucré. Tout toi finalement, mais en mieux.
Alors pardon, mais vivre d’amour et d’eau fraîche n’est rien sinon l’annonce d’une mort prochaine et douloureuse. En revanche, le sens du partage est une denrée rare. C’est donc le moment où jamais d’en passer par l’étape ultime du don de soi, à savoir le menu pour deux, composé de dix petites merveilles nippones à se rouler par terre (ensemble, évidemment).
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