Agenda du weekend : 13-15 juillet

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L’idée ce weekend, c’est de ne point se nuire à soi-même. De renouer avec l’être splendide que tu peux être en dehors du bureau, que tu n’assumes que 10% de ton temps éveillé. Et maintenant que ton amour propre vient d’être éventré et cuit sur un lit de braises, voilà la bonne nouvelle : on ne naît pas en étant un chantre du fun. On le devient à force d’huile de coude, d’une bonne paire de crampons, et accessoirement de quelques bons conseils.

Viens là qu’on t’embrase.
13 juillet
C'est le grand départ. A tous ceux qui honnissent la SNCF, c'est le moment de prendre son mal en patience et de découvrir les immenses tirages noirs et blancs signés Batia Suter, savamment disposés sur le quai de la Gare Montparnasse.

Beaucoup de flore et un soupçon de faune, rien de prétentieux, mais des images qui ont le mérite de nous rappeler à quel point le végétal pourrait s’inscrire autrement dans le milieu urbain. Ca donnerait presque envie de pas sauter dans le train.
13 juillet
Qui c’est le festival beau & bizarre de la musique française à contre-courant ? C’est “Restons Sérieux”, et il revient les bras ultra CHARGÉS.

Sur les cinq jours, tu croiseras Bertrand Burgalat, le papa de la pop chic et choc, Le Réveil des Tropiques, free jazz tout en noise, Guili Guili Goulag, groupe qui chatouille le rock expérimental lourd comme du plomb, Guerre Froide, interminable cold wave ou Oktober Lieber, synthwave froid et inquiétant comme une piscine noire.
14 juillet
Après le bonheur et l'amour, c'est la bonne bouffe qu'on trouve dans le pré. Au pied du nouvel Hippodrome de Longchamp, tu vas pouvoir boulotter la crème de la street food parisienne sans bouger de ta délicate chaise en fer forgé.

Entre deux parties de pétanque, tout va tourner autour du barbecue : à toi les ribs fumantes signées The Beast, les brochettes yakitori de Peco Peco, le poulet arachide de Paris-Bamako et les aubergines brûlées de chez Mulko.
14 juillet
S’il existe mille et une façons de se fourrer le cornet en gaufrette, l’une des meilleures est incontestablement chez Sucre Glace. Dans cette adorable petite boutique nichée sur les bords du canal Saint Martin, on atteint des summum de délicatesse, et on maudit le ciel que la 7 boules ne soit socialement pas acceptée (commercialement ce serait un carton).

Nos préfs : la douce pistache d’Iran, l’acidulée framboise-griotte, la fraîche citron-basilic et au sommet du podium l’abricot bergeron-romarin.
14 juillet
Besoin de place avant le coup de feu (d'artifice). Vu le nom, on aurait pu s'attendre à un petit troquet où tout le monde se monte dessus pour une chopine. Eh bien non.

Les Petites Gouttes est à l'inverse l'une des plus grandes terrasses de Paris, qui s'étend sur l'immense esplanade Nathalie Sarraute. Résultat des courses : de belles tables en bois massif, des chaises en métal, de l'air qui circule, des bières artisanales, vins bios et tapas en pagaille.
14 juillet
Ça fait des années que tu désertes le bal du 14 juillet, à moins d'avoir un coup dans l'nez et d'être avec une bonne bande de potes à la campagne. Le motif ? Musique dégueulasse et foule compacte. Sois rassuré, coolitude et fanfaronerie sont les deux mamelles de cette sauterie.

Côté son, la curation est ultra-pointue : tu auras l'honneur de bouger ton boule sur la pop française de Cléa Vincent et l'électro joviale de Prieur de la Marne.
15 juillet
Si la simple idée de croisière t'évoque chemises fleuries, jambes à varices et maracasses, reste ici. Parce que ça fait un an qu'on attend son retour : la lumière de ton été, c'est ce festin flottant.

Bien mieux qu'un sandwich en bord de canal, on t'envoie un petit-déj' bio mitonné par les Marmites volantes. Poulet braisé aux épices, attiéké, frites de bananes plantains, jus de bissap et viennoiseries (pour ton côté chauvin).
Céder au traditionnel film du dimanche soir. Prendre un ticket, et changer de plan. Parce qu'au troisième étage du seul bâtiment à la façade art-déco-néo-égyptienne de Paris se cache un petit café sans prétention.

Et puis il y a la terrasse. Pas très grande, mais avec vue imprenable sur Tati, le métro aérien, la foule de Barbès et les hauteurs des Abbesses. Un genre de mini-roof top tellement mignon qu’on en oublierait sa séance.
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