Ramen tes fesses : 5 cantines japonaises pour se réchauffer cet hiver

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Malheureusement, il n’y a pas que les taxes qui sont gelées. Le bout de nos doigts qui s’aventure timidement hors de nos poches subit aussi les conséquences de ce fait d’hiver. Mais on va pas se laisser opprimer par ce froid de canard laqué.

Alors, pour ne plus avoir la tête dans le potage, on fourre son nez dans un bol de ramen brûlant, et tant pis si ça nous met de la buée sur les lunettes et des tâches de miso sur le col roulé. On est résolument chaud bouillant pour ces chauds bouillons.
La plus puriste
Tu as tant slurpé d'elleuuuu, que tes lèvres s'en souvienneuuuu. En même temps, chez Ippudo, ça fait de 30 ans que le chef Shigemi Kawahara revisite le ramen, affinant la fabrication de ces nouilles de sarrasin fondantes (ou croquantes, c'est toi qui choisis).
 
À côté des nouilles, le porc chashu fait trempette, ces rondelles de porc braisées qui donnent leur goût au Shiromarudon. T’inquiète, personne ne te juge si tu fais du bruit en aspirant bruyamment le potage, c'est même comme ça que font les vrais pour amplifier les saveurs. Mais ça, tu le savais déjà, hein ?
La plus chicos
Bouillon clair et subtil, pâtes plus fines que la normale, algues nori coupées avec un compas dans l’œil, pousses de bambou lactofermentées, cébette, poitrine de porc braisée et voluptueuse, le tout entouré d’adorables petites tapas dignes d’une izakaya tokyoïte - sublime aubergine au miso, intense mozzarella revisitée à la sauce nippone - et de belles bouteilles natures (on croit rêver).
 
Te voilà bien désarmé face à l’un des meilleurs bouillons de toute la scène ramenesque de Paris. La donne a changé. Va falloir s’y faire. On ne retournera pas de sitôt dans notre gargote d’antan.
La plus kawaii
Ha ha ! Oh oui tu vas l’entendre ce rire moqueur une fois que t'auras enfilé ton petit bavoir en papier pour te protéger des maudites giclées de ramen.
 
Faut dire qu’entre les nouilles, les poireaux, les pousses de bambou, les champignons énoki et l’algue nori, ça en fait des projectiles qui retombent dans le bouillon au soja après une mauvaise prise et éclaboussent toute la tablée. Lumière tamisée, musique électro smooth… on se surprendrait même à commander un cocktail fusion, avec du soho, du prosecco ou de la coriandre.
La plus dans son jus
Passage obligé par l’incontournable Rue Saint-Anne, qui est au ramen ce que le Boulevard de Clichy est aux menottes en fourrure. Alors forcément, vu la proximité avec les autres tables on ne vient pas ici pour se raconter des secrets ou se murmurer des cochonneries, ni pour faire copain-copain avec la serveuse...
 
Si on rend visite à Sapporo, c'est pour ses ramens pleins de saveurs, ces bouillons de nouilles au miso ou à la sauce soja, dans lesquels baignent comme dans un jacuzzi du porc, de l’œuf, des champignons émincés, des pousses de soja des oignons verts...
La plus underground
Il y a des geeks de tout : Jean-Baptiste Meusnier, lui, est un geek du ramen. Au point d'être allé se former au Japon et d'avoir recréé du côté d'Odéon une sorte de marché de rue japonais, pour accentuer le caractère "authentique et popu" de son Kodawari- même la plaque d'égout vient de Tokyo !
 
Forcément dépaysant, tout comme ce fantastique bouillon noir, au sésame noir et parsemé de la roquette, sur lequel on n'hésitera pas à rajouter du chasu (tranche de porc grillé, ibérique en l'occurrence) et des oeufs mollets. On est prêts à explorer ces abysses.  
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