Ton agenda du week-end : 15-17 février

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L’idée ce weekend, c’est de ne pas se nuire à soi-même. De renouer avec l’être splendide que tu peux être en dehors du bureau, que tu n’assumes que 10% de ton temps éveillé. Bonne nouvelle : on ne naît pas spécialiste de la fin de semaine.

On le devient à force d’huile de coude, d’une bonne paire de baskets, et accessoirement de quelques bons conseils.
15/02
100% liquide. Dans ce petit comptoir facile à rater en remontant la rue JP Timbaud, on parle vins natures, cidres traditionnels et bières de micro-brasseries. Malgré un nombre de références assez limité, on sait plus trop où donner de la tête. Seule solution : prendre un air de poule venant de trouver un couteau, et attendre qu'un certain Julien vienne à la rescousse. Si c'est l'heure du 4 heures, de deux choses l'une :

- Qu'est-ce qu'on fout là ?
- Foutu pour foutu, autant s'installer sur cette jolie petite table jaune en Formica et tester une pression de blanche à la bergamote.
What’s up mate ? Wanna rock hard ? Parce que comme tout le monde, l'accent british coupé au couteau et la folie du rock anglais te font toujours le même effet, le Supersonic ressort ses disques. Cette année, back to 1989. Il y a trente ans, la planète accueillait simultanément les Stone Roses, les Smiths, Primal Scream et les frères Gallagher, et ça, ça se fête.

Prépare-toi à chanter les mains dans le dos et à connaître toutes les paroles (pour une fois).
16/02
Samedi matin. On se dit que l'indépendance commence au premier coup de pédale. Sauf qu'avec ces vélos là on n'ira pas très loin en matière de distance parcourue. Qu'importe, l'endroit vaut à lui seul son pesant de gouttelettes sur le front. Un magnifique espace blanc, ultra minimaliste, qui propose une activité abhorrée des amateurs de grimpette en solitaire : le vélo à plusieurs, au rythme pulsé d'une musique à décorner les bœufs.

Pompes (si si), abdos, danseuse… le biclou devient propice à toutes sortes de voluptueux étirements de la cuisse. Adieux Vélib et funestes héritiers, vous ne nous manquerez pas.
Les inconditionnels du frichti levantin sont-ils prêts à se prendre une nouvelle claque ? Après Mulko et Miznon, on était en droit d’en douter. Et pourtant, cette cantine israélienne choc & shouk vient de nous en faire voir de toutes les douleurs, à commencer par celle du choix.

Car comment choisir entre kebab bœuf-agneau et shawarma au poulet jaune et sauce yaourt saupoudré d’herbes fraîches, pita végétarienne au halloumi, roquette et tomates fraîches, comment garder son sérieux devant une knafeh (fromage sucré) en plein slow langouro-rafraîchissant avec une boule de glace cerise ?
C'est l'une des expos photo les plus attendues du moment.

Durant des années, la jeune femme a passé ses nuits à capturer des scènes aussi torrides qu’un matin de juillet dans le Nevada, mais avec une subtilité qui ne verse jamais dans le vulgaire. On se prend d’affection pour ces naufragées en bas résille du Pigalle des années 70, et on se réjouit que la Maison Doisneau leur rende enfin hommage.
Le magazine super décalé où culture et musique son traitées comme de petits joyaux de la couronne organise une méga teuf - définie comme baroque - à La Maroquinerie. Au programme, trois groupes à déchaîner les foules. Faudra donc penser à ramener sa plus belle perruque, histoire d'être à la hauteur du headbang.

Le premier à prendre le micro sera Lenparrot, un petit gars nantais, suivi des Beautilful Limousine et leur son à l'ambiance très Lynch, avant de se terminer sur Alice Lewis, qui réussit toujours l'exploit de te faire bouger le bassin (sans les mains).
17/02
Dernier jour ! Pour sa onzième édition, le Château de Versailles recevait l'immense Sugimoto, qui investit le domaine du Trianon de plusieurs œuvres et installations aussi fascinantes qu'imbitables, telles que ce superbe belvédère censé "exposer un modèle mathématique qui exprime la fonction cubique de la géométrie non euclidienne taillé en utilisant les outils les plus précis de la technologie moderne."

Voilà pour l'ambiance. Mais il y a aussi beaucoup plus drôle, comme cet écran installé dans le théâtre de la reine où Sugimoto a fait projeter l'exquis Marie-Antoinette de Sofia Coppola.
On aurait sacrément tort de réduire le Danico à "l'annexe" mixologue de Daroco. Car dans ce speakeasy planqué à l'arrière de la trattoria-dont-tout-le-monde-parle, dans la galerie Vivienne, officie l'un des meilleurs barmen du monde : Nicolas di Soto, à la tête du Mace, à New York.

Dans ce décor tout en rayures et en tissus vert épinard, le Panoramix globe trotter n'hésite pas à glisser des saveurs ramenées de tous ses voyages pour créer des goûts inconnus chez nous. C'est déjà dimanche. L'heure du vermouth a sonné.
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